🌿 Guide du voyageur à vélo sur l’île de Ré
Parce que bien voyager, c’est aussi savoir quoi laisser derrière soi
En résumé : sur l’île de Ré, voyager de façon responsable est simple, parce que l’île a déjà tout prévu.
138 km de pistes cyclables, des marchés de producteurs dans chacun des 10 villages, des hébergements engagés, des points de tri partout et une nature protégée qu’on découvre mieux à deux roues.
Ce guide vous explique comment vous déplacer, manger, dormir et respecter le territoire sans vous prendre la tête. Vous y trouverez aussi la liste du sac idéal à emporter.
Une île qui s’engage, et qui vous le demande
L’île de Ré n’attend pas que les voyageurs deviennent écolos tout seuls. Elle y travaille depuis longtemps.
Dès 2012, la Communauté de communes a mis en place une écotaxe pour financer des transports plus propres. Un plan de déplacement approuvé en 2013 fixe le cap : limiter la voiture individuelle, développer les transports collectifs et favoriser les mobilités douces. Un schéma directeur cyclable court jusqu’en 2030.
Depuis 2021, un réseau d’auto-stop organisé, Rézo Pouce, couvre tout le territoire.
L’Office de tourisme parle de son côté d’une île fragile, dont la nature est une ressource précieuse à préserver. Il met en avant des acteurs engagés (les « Ré’sponsables »), des hébergements labellisés et des séjours pensés pour émettre moins de CO2.
Le message aux visiteurs est clair : en venant sur l’île, vous devenez un acteur de sa préservation. Voici comment jouer le jeu sans en faire une corvée.
🚲 1. Se déplacer : laisser la voiture au repos
C’est le premier levier, et le plus simple.
Avec 138 km de pistes bien aménagées qui relient les villages, l’île est l’un des meilleurs terrains de jeu à vélo de France. Moins de voitures, c’est aussi un air plus sain et moins de bruit, ce qui compte beaucoup quand on vient chercher le calme.
Concrètement :
- Le vélo pour presque tout. Marché, plage, balade, apéro : les distances sont courtes et le relief quasi inexistant.
- Les navettes et bus de l’île pour les jours de pluie ou les trajets plus longs.
- Le pont à vélo ou à pied en dehors de la saison. Arriver sur l’île à la force des mollets, ça change le début du séjour.
- Le VAE pour ceux qui craignent le vent ou la distance. L’assistance électrique n’enlève rien à l’esprit du voyage, elle le rend accessible à tous.
👉 Une voiture garée toute la semaine, ce sont des kilomètres de moins, des places de parking libérées et zéro stress en juillet.
🥔 2. Manger local : le circuit court, version île de Ré
Dans les dix villages de l’île, les marchés sont vivants toute l’année. Pommes de terre, huîtres, sel, pineau, poisson, fruits et légumes : tout est produit à quelques kilomètres de votre assiette.
Manger local, c’est trois choses à la fois : soutenir l’économie de l’île, limiter son empreinte carbone et manger de saison, donc meilleur.
L’idée qui marche à tous les coups : le pique-nique de producteurs. Vous faites le tour du marché le matin, vous remplissez le panier de vélo, puis vous déjeunez sur une plage ou en forêt, à l’ombre des pins. L’Office de tourisme suggère d’ailleurs exactement ça dans son séjour écoresponsable de trois jours.
Une règle d’or : on repart avec ses déchets. Un sac dédié suffit (on y revient plus bas).
🏡 3. Dormir : choisir un hébergement engagé
Campings, chambres d’hôtes, hôtels, villages vacances : l’île compte de plus en plus d’hébergements qui économisent l’eau et l’énergie, trient leurs déchets et travaillent avec des producteurs locaux.
Au moment de réserver, trois questions simples font la différence :
- L’hébergement a-t-il un label ou une démarche environnementale affichée ?
- Se situe-t-il à proximité d’une piste cyclable ou d’un village desservi à vélo ?
- Propose-t-il des produits locaux au petit-déjeuner ?
Et si votre logement est un peu à l’écart, sachez que nous livrons les vélos directement sur place. Pas besoin de voiture pour venir les chercher.
🦆 4. Respecter la nature : photographier, ne rien emporter
La faune et la flore de l’île sont discrètes, mais elles sont partout : oiseaux des marais, dunes, forêts de pins, marais salants.
Les règles sont courtes :
- Rester sur les pistes et les sentiers balisés. Les dunes sont fragiles.
- Ne pas déranger les oiseaux, surtout pendant la nidification et l’hiver, quand des dizaines de milliers d’oiseaux d’eau trouvent refuge dans la baie du Fier d’Ars.
- Trier ses déchets. Tous les villages ont des points de collecte et de tri.
- Ne rien laisser derrière soi, pas même un mouchoir ou un bout de plastique.
- L’adage des randonneurs vaut aussi à vélo : on ne laisse que des traces de pneus.
🤝 Cycland, un acteur local depuis 50 ans
On ne va pas prétendre qu’une agence de location de vélos sauve la planète à elle seule. Mais on connaît l’île, on y travaille depuis 50 ans et on aime qu’elle reste belle.
Louer un vélo plutôt que l’acheter pour une semaine, c’est déjà un geste utile : le même vélo sert à de nombreux voyageurs. On vous aide aussi à choisir le bon modèle (musculaire, VAE, cargo, remorque pour les enfants) et à repérer les itinéraires les plus agréables et les moins fréquentés, selon la saison et le vent.
Parce qu’un voyageur bien équipé et bien conseillé est un voyageur qui profite de l’île sans l’abîmer.
🎒 Bonus : le sac du voyageur écoresponsable à vélo
Pas besoin d’un équipement de baroudeur. Voici ce qui trouve vraiment sa place dans le sac pour une journée sur l’île.
- Une gourde réutilisable. La base. Une gourde en inox garde l’eau fraîche des heures, même en plein soleil, et évite les bouteilles en plastique. Remplissez-la avant de partir.
- Un cabas ou un sac en tissu pliable. Il se glisse au fond du sac et ressort au marché. Pratique pour les légumes, le pain et les huîtres, et il évite les sacs jetables.
- Une boîte hermétique ou un bocal. Pour transporter un reste de pique-nique, des fruits ou une salade du marché sans emballage jetable.
- Des couverts et un gobelet réutilisables. Léger, lavable, pratique pour déjeuner sur la plage sans vaisselle jetable.
- Une paire de jumelles. Indispensable pour observer les oiseaux sans s’approcher d’eux. Elle transforme une simple balade en sortie nature.
- Une crème solaire minérale. Le soleil tape sur les pistes, surtout l’été. Une crème à filtres minéraux est plus respectueuse du milieu marin quand on enchaîne vélo et baignade.
- Un coupe-vent léger. Le vent peut se lever en quelques minutes. Une veste fine qui se plie en boule évite de rentrer frigorifié.
- Un petit sac à déchets. Il sert à repartir avec ses emballages, son marc de café ou ses trognons de pomme, jusqu’au prochain point de tri.
- Un antivol. À l’heure de la baignade ou de la glace, le vélo reste souvent posé n’importe où. Dix secondes pour le cadenasser évitent bien des soucis.
- Une batterie externe. Pour garder son téléphone chargé et sa carte des pistes sous la main.
👉 Le principe : moins d’objets jetables, plus d’objets qui servent tous les jours. Ce sac vous suivra bien au-delà de l’île.












